Conscience écologique…

Comme vous avez pu le lire dans le dernier article, voyager en vėlo nous a permis d’apprendre plusieurs choses. Parmi celles-ci, l’importance de notre empreinte écologique. Je souhaite vous en parler parce que ce sujet nous tient beaucoup à cœur, autant les adultes que les enfants! Voici quelques exemples de notre quotidien de voyageurs en vélo qui nous ont amené à réfléchir de plus en plus à la pollution et à la surconsommation:

  • en camping sauvage, on garde tous nos déchets dans un sac qu’on transporte ensuite avec nous jusqu’à ce qu’on voit une poubelle. Transporter ces déchets, ça te donne l’impression d’être devenu « Popa dans la petite vie », mais ça te fait surtout réfléchir! Les enfants aussi transportent leurs déchets. Ils les mettent dans les filets de leur sacoche de guidon et les vident quand ils ont accès à une poubelle.
  • au Mexique et dans quelques toilettes de campings aux É-U, il est interdit de jeter le papier dans la toilette. Quand tu restes quelques jours au même endroit et que tu vois la poubelle se remplir de tous ces papiers que tu « flushes » habituellement sans y penser, ça fait réfléchir à la quantité de papier qu’on jette dans une année.
  • chaque fois qu’on va à l’épicerie, on défait les emballages pour que la nourriture prenne moins de place dans les sacoches. Tous ces emballages se retrouvent directement dans les poubelles parce qu’on n’a jamais vu d’installation pour le recyclage près des épiceries. Il y a même plusieurs villes qui n’ont pas les infrastructures pour le recyclage. Même rendu en 2015! On est tellement habitué de recycler que pour nous, c’est inconcevable de ne pas le faire. Chaque emballage jeté à la poubelle nous crève le cœur!
  • les fameuses débarbouillettes humides pour bébés. Elles sont très pratiques quand tu voyages, j’en conviens, mais pas très écologiques. Elles nous servent à plusieurs choses, dont faire la vaisselle dans le désert quand l’eau se fait rare…

Comme nous voyageons lentement, nous avons le temps de voir dans quel état se retrouve le bord des routes, et ce n’est pas toujours beau… Quand nous prenons des photos, on « s’organise » pour couper le bas de la photo parce que ce n’est pas esthétique, mais nous sommes conscients que nos belles photos de voyage ne représentent pas la réalité, du moins pas la réalité que nous voyons et sentons. Mais ces images sont quand même gravées dans notre mémoire et elles nous rappellent qu’il y a quelque chose à faire.

Nous avons passé un après-midi à la plage dernièrement. Une magnifique plage tout près de La Paz. Magnifique, mais parsemée de déchets diverses. Conscients de la chance que nous avons de découvrir ces superbes endroits, nous avons pris une trentaine de minutes de notre temps pour ramasser trois sacs de déchets qui traînaient dans le sable et dans les buissons. J’ai demandé aux enfants ce qu’ils pensaient de tout ça. Voici en quelques mots les impressions des enfants concernant nos observations en tant que voyageurs à vélo!

Beatrice (10 ans):

Quelles sont tes observations concernant la pollution depuis le début de notre voyage?  Elle trouve que plusieurs personnes ne font pas attention, ils laissent traîner leurs déchets un peu partout.

Quelles sont les conséquences? Ça sent mauvais, pas agréable pour la vue et c’est dangereux pour les animaux.

Quelles solutions suggères-tu? Plus d’information au sujet de la pollution, expliquer pourquoi c’est mauvais. Organiser des journées spéciales pour nettoyer des endroits publics. Aussi, il faut consommer moins pour jeter moins de choses, mais l’étape No 1 est de les jeter dans les poubelle ou les recycler.

Que penses-tu des endroits touristiques qui sont pollués? Ça rend la visite de l’endroit moins agréable. Par exemple, la ville de Memphis a tellement de déchets sur le bords des rues que ça pue et j’avais juste hâte de partir de là.

Norah (8 ans):

On a vu des différences selon les villes. Par exemple, dans la ville de Clarksdale au Mississippi, le système de recyclage est tout récent. Les dirigeant des villes doivent mettre en priorité ce qu’il faut pour éliminer les déchets dans les rues et faire plus de recyclage. Norah se rappele que la dame chez qui on habitait à Clarksdale était en charge du recyclage (c’est comme ça qu’on en a appris plus sur le sujet). Pourtant, elle n’avait que des assiettes et des verres en carton pour manger. Les enfants trouvaient ça un peu bizarre et avec raison!

Une plage remplie de déchets est moins agréable pour jouer dans le sable, j’ai peur de me blesser avec de la vitre.

Quelles solutions suggères-tu? Mes parents m’ont montré le bon exemple et c’est comme ça que j’ai appris que ce n’était pas une bonne idée de jeter des déchets partout. On doit montrer le bon exemple aux gens qui ne le savent pas. Faire des pubs pour la télévision serait un bon moyen de faire passer l’information à plus de gens possible.

Pour ce qui est de Laurent, il nous a simplement dit qu’il était content d’avoir des parents qui lui ont montré qu’il ne fallait pas jeter de déchets n’importe où. Il trouve ça triste pour les animaux…

Alors voilà une petite tranche de notre quotidien. On pédale, on observe, on réfléchit, on discute en famille et on tire des conclusions.  Notre conclusion est que chaque petit geste compte et que nous avons besoin de peu pour être heureux!

La gang de 10 Pieds sur Terre
xx

 

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